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Ciné, Cinéma

Dimanche 7 mai 2006
Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un blog, mais pas n'importe lequel: celui de ce personnage-là (non, pas Shun), mais d'un Nantais cinéphile jusqu'au bout des ongles ; Géhenne (666 pour les intimes) !!
Non, ce n'est pas ce que vous pensez, mais il s'agit d'un forumeur sévissant sur ces forums-là :
- cendres.over-blog.com
- www.dvdclassik.com
- www.corior.net

Sa qualité forumesque est de pondre des critiques de films d'une très grande qualité, à tel point que je redécouvre tel ou tel film, sous divers angles, à travers des critiques exhaustives et très souvent passionnées, touchant aussi bien au fantastique qu'au film de genre en passant par le thriller....

    Dans une interview, Brian De Palma trouvait que les meilleures critiques de films se trouvaient sur Internet. Je ne peux que le croire ; à l'heure où la presse papier chancelle sans un lot d'articles/dossiers de presse fort embarassant pour le lecteur à force de payer pour rien, la toile propose une alternative fort intéressante, plus proche des critiques des l'âge d'or des Cahiers du Cinéma, Mad Movies ou de feu-DVDVision.

Le meilleur exemple concernant Géhenne, qui je le rappelle n'est pas journaliste :
http://www.dvdrama.com/news.php?15203
Ce (long) sujet a pour thème Les Experts.

Pour plus d'informations et lire ses (très très) intéresantes critiques, c'est ici !
cendres.over-blog.com
voire www.cinetudes.com

Après ça, vous aurez encore foi dans les critiques de films !!
Par Boubakar
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Jeudi 1 juin 2006
Alors qu'on aurait pu croire à une version de la pièce de Molière modifiée, voire actualisée, il n'en est rien. Dans ce qui est sans doute un de ses rêves d'acteurs, De Funès interprète totalement, de façon théatrale, la pièce, sans jamais modifier une seule ligne de texte publié par Molière à la fin du XVIIe.
Il en va jusqu'à diriger le film, sa seule et unique réalisation, aux côtés néanmoins de son inérrable complice Jean Girault, ce dernier l'ayant dirigé de très nombreuses fois.

Bien évidemment, il y a quelques moments amusants (la scène au tribunal, avec une mémorable imitation de Donald par De Funès), ou quand De Funès ou Galabru effectuent un apparté en direction des spectateurs, mais c'est un De Funès moyen, car justement trop proche du texte original, ce qui est un peu ennuyeux parfois (lors de longues tirades)

On passe certes un bon moment, notamment grâce aux amis comédiens de De Funès (notamment Claude Gensac, Michel Galabru et Michel Modo), mais il aurait été préférable d'en voir une version actualisée, le thème de l'avare peut donner de très bons films, De Funès le montrait déjà dans La folie des grandeurs (Gérard Oury, 1971)
Par Boubakar
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Vendredi 2 juin 2006
Deuxième film d'un des "membres" du Nouvel Hollywood, Targets (titre original) a eu droit à une génèse toute particulière.

Offert par Roger Corman à un de ses jeunes protégés, Targets regroupe à la fois le passé et le présent dans les noms de Boris Karloff et Charles Whittman (sniper sanguinaire de la fin des années 60)
Karloff devait deux jours au tournage au célèbre producteur à la suite d'un précédent film,, ce dernier eut l'idée de départ pour le "confier" à Bogdanovich pour réaliser ce film reposant sur la chute d'un grand du film d'horreur ainsi que d'un sniper tuant froidement n'importe qui).

Afin de pallier au peu de présence de Karloff, Bogdanovich, eut l'idée d'utiliser certaines scènes de L'halluciné, réalisé au début des années 60 par Corman avec un tout jeune Jack Nichlson dans un second rôle. De cette façon, certes incongrue, Karloff avait beaucoup plus de temps de présence à l'écran que sa participation au film ne le laisse croire, et crée ainsi une mise en abîme entre "l'ancien" et le "nouveau" cinéma.

Les scènes de L'halluciné combinées aux scènes de Karloff ne suffisant pas à créer un film, Bodganovich, et sa femme Poly Platt, créent une intrigue, indirectement basée sur Karloff, qui est  la peur. (celle d'un jeune homme fanatique des armes à feu et qui possédera un fusil sniper afin de tuer gratuitement et froidement)

Ces deux histoires, aussi différentes soient-elles, vont donner d'un film OVNI sur les écrans américains, lors de sa sortie en 1968.
L'entrechoquement de ces deux histoires, donne lieu à un film violent et respectueux envers une certaine notion du cinéma (d'ailleurs, Bogdanovich interprète lui-même un réalisateur, le voir jouer avec Karloff démontre son profond admiration pour ce dernier).
D'ailleurs, Samuel Fuller participera au scénario, sans être crédité, dans les dialogues corrosifs et l'usage immodéré des armes à feu dont fait preuve le tueur.
Lorsque le film est vendu à la Paramount, et sur le point de sortir, en 1968, deux évènements surviennent, nuisant à la carrière auquelle ce film aurait eu droit ; les morts de Martin Luther King et Robert Kennedy, assasinés, et rejoignant de ce fait la violence de Target, qui, comble de l'ironie, sera la cible d'une vague de critiques appelant aux films non-sanglants, sans morts, sans meurtres, bref aseptisés d'une chose que la fin des années 60 ne connaissait que malheureusement trop bien...

Targets sort alors en catimini en 1968 et subira de plein fouet ces drames, détruisant la carrière du film, mais tous reconnurent la qualité du film ainsi que la mise en scène d'un des futurs grands du cinéma américain des 70's.

En effet, malgré son aspect fauché (aucune musique, ce qui confère à la réalité de la situation, peu de figurants, un seul décor transformé pour en créer d'autres...), les interdictions bravées par l'équipe de tournage, ainsi que l'utilisation de plans d'autres films avec Karloff, la mise en scène de Bogdnanovich donne une certaine cohérence et un rythme idéal à ce qu'on peut qualifier de très bonne série B, série B qui séduira les producteurs de
La Nouvelle Séance, et donner ainsi au réalisateur la carrière que l'on sait.

Repères :

La fiche IMDB du film
http://imdb.com/title/tt0063671/
Par Boubakar
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Lundi 5 juin 2006
Comme plusieurs personnes le font sur le forum de DVDclassik, il existe un sujet sur nos films vus chaque mois, et décerner ainsi notre meilleur film mensuel.

Je laisse ici ma liste de Mai, ainsi que mes meilleurs films depuis Janvier 2006.
Dites-moi si vous connaissez ces films !!

Mai 2006

Film du mois
- Spartacus (Stanley Kubrick) [grand chef d'oeuvre qui m'incite à découvrir enfin 2001]

Films découverts
- Parlez-moi d'amour (Sophie Marceau)
- Solaris (Steven Soderbergh) [beau à en pleurer, mais légèrement ennuyeux]
- Bullit (Peter Yates)
- Alexandre (Oliver Stone)
- Docteur Jivago (David Lean) [un poil en-dessous de Lawrence d'Arabie, mais c'est fabuleux !!]
- Les griffin : le film
- The Blade (Tsui Hark)
- Grease (Randal Kleiser)
- La vie privée de Sherlock Holmes (Billy Wilder)
- La maison de verre (Daniel Sackheim) [sans intérêt]
- Kuzco, l'empereur mégalo (Mark Dindall)
- Family Man (Brett Rattner)
- Transmutations (George Pavlou)
- Un taxi pour Tobrouk (Denys de La Patelière)
- Inside Deep Throat (Machin bidule)
- La fille de Jack l'éventreur (Peter Sasdy)
- Mask (Peter Bogdanovich)

Film revus (hors compétition)
- Gothika (Mathieu Kassovitz)
- Fous d'Irène (Farrelly Bros)


Films préférés des mois précédents en 2006 :

janvier 2006 = La chute
février 2006 = Rambo
mars 2006 = Coup de tête (Annaud)
avril 2006 = Les duellistes (R.Scott)
Par Boubakar
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Samedi 5 août 2006
Documentaire basé sur la carrière de Robert Evans, célèbre producteur hollywoodien des 70's, The Kid stays in the picture offre une parallèle saisissant avec le Nouvel Hollywood.
Evans, via sa propre voix-off nous relate en filigrane la génèse et les remous vécus durant cette époque, et il faut dire qu'il a eu beaucoup de chance.

"Casté" par Ava Gardner grâce à son physique, et ne disposant s'aucune formation d'acteur, Evans grimpe ainsi les échelons du succès Hollywoodien, jusqu'à devenir directeur de production de Paramount, poste offert par le grand patron Charlie Bludhorn, car ce dernier comptait sur Evans pour le "fournir" en femmes...

Le premier film d'une longue success story sera Rosemary's Baby, puis Love Love grâce auquel il se mariera avec son interpère principale, Ali McGraw, pour se poursuivre avec Le Parrain, Chinatown, Marathon Man et tant d'autres....

Cette chance s'est souvent renouvelée, offrant des opportunités qu'il avait pourtant perdues (son nouveau contrat avec le Paramount en 91, peu après sa fuite d'un asile psychiatrique), ou que personne ne soupçonnait (le choix de Coppola pour diriger Le Parrain), mais tout ça a profité à Evans pour lui donner le statut d'un producteur de génie, car osant aller là où peu de producteurs des années 70 n'osaient aller.

Quant au documentaire proprement dit, The Kid stays in the picture propose un stupéfiant travail de photo en relief, ou animées ; l'effet est saisissant, même s'il a tendance à être utilisé un peu trop souvent.
Le choix de Evans comme seul intervenant, (jusqu'à imiter Mia Farrow et Alic McGraw !) est très représentatif de son propre personnage, homme mégalomaniaque pour qui les autres, mais en qui un amour sincère du cinéma transpire.

En conclusion, je dirais que c'est un excellent documentaire pour apprendre la carrière d'un exceptionnel producteur grâce à qui on a pu voir quelques chefs d'oeuvre, et qui aura eu une vie mouvementée et rocambolesque, à son image...
Par Boubakar
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Samedi 5 août 2006

Dans une ville noire et poisseuse, traînent toujours des pourris et Sin City nous en fait la belle démonstration !!
Utilisant un noir et blanc un peu trop propre à mon goût (bien que j'aime les aplats de couleurs apparaissant ça et là), l'univers d'écrit dans les comics de Miller est très bien retranscrit, et il est réjouissant de voir que Rodriguez ait su accompagner son film d'une caution morale et artistique telle que cet artiste.

La meilleure partie reste pour moi celle avec Marv, adapté du 1er livre, où Mickey Rourke se voit affublé d'une belle transformation physique et où il n'a pas été aussi bon depuis des lustres. Il incarne ici une version quelque peu détournée de la Bête, venue sauver sa Belle au péril de sa vie, ce sketch -là étant de plus particulièrement bien réalisée et jamais coupée, ce qui fait qu'on ne perd pas le fil de son histoire.

La séquence avec Willis montre qu'il a encore de beaux restes, tant soit peu qu'il soit dirigé. Sa quête pour sauver cette strip-teaseuse a quelque chose de féerique, mot qui relève d'une autre saveur dans cet univers. A ce fait, le personnage de Nick Stahl est vraiment pourri jusqu'à la moëlle...

Enfin, le passage avec Del Toro et Owen est peut-être le plus décousu, tant ce sketch-là fait connexion avec les deux autres, qui pourraient presque être des alone. La scène réalisée par Tarantino m'a parue presque anecdotique, ou superflue, parque qu'elle ne diffère pas vraiment du film de Rodriguez et Miller.

Techniquement, le métrage affiche plus d'une fois son ambition d'expérimentation visuelle, et il le réussit fort bien, malgré son N&B un peu trop léché.
Au final, cete multitude de talents réunis offre une très bon panaché de ce qu'est réellement Sin City ; la ville du vice et du pêché...
Frank Miller n'a pas à rougir de son film, jamais celui n'aura autant approché son original de papier !
Par Boubakar
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Jeudi 28 septembre 2006
A la suite d'un sujet sur DVDClassik qui portait sur nos 100 films favoris, je vous adresse aussi ma liste, histoire de vous montrer ce que j'aime !!


13e guerrier

A toute épreuve
Akira
Apocalypse Now
Atlantis de ma jeunesse (l')
Autant en emporte le vent

Balle dans la tête (une)
Barbe à papa (la)
Ben-hur
Big Fish
Blow out
Blues brothers
Bullit

Carrie
Certains l'aiment chaud
Chute (la)
Cible (la)
Citizen Kane
Cléôpatre (1963)
Conan le barbare
Coup de tête

Dents de la mer (les)
Deux hommes dans la ville
Dictateur (le)
Dr Jivago (Lean)
Duellistes (les)

Elephant man
Enfants du paradis (les)
Epouvantail (l')
Et pour quelques dollars de plus
Exorciste (l')
Eyes wide shut

Fabuleux destin d'Amélie Poulain (le)
Fight club
Fitzcarraldo
Forbans de la nuit (les)
French connection

Galaxy express 999, le film
Griffe du passé (la)
Guerre des mondes (2005)

Halloween
Haine (la)
Heat
Hommes du président (les)
Horde sauvage (la)

Il était une fois dans l'ouest
Incassable
Incorruptibles (les)
Inspecteur Harry (l')
Irréversible
Impitoyable

Jackie Brown
Journal d'une femme de chambre (le)

Kid (the)
Kill Bill volume 2
King Kong (1933)
King Kong (2005)

Last Action Hero
Lawrence d'Arabie (Lean)
Loulou

Mad max
Magicien d'Oz (le)
Magnifique (le)
Mon nom est personne
Monsieur Verdoux
Munich

Nous avons gagné ce soir

Old boy
Oscar

Parrain (le)
Parrain (le) 2
Parrain (le) 3
Party (the)
Police fédérale Los Angeles
Pont de la rivière Kwaï
Privé (le)

Raging Bull
Rocky
Rosemary's baby
Ruée vers l'or

Scarface (1983)
Seigneur des anneaux : le retour du roi (le)
Sept mercenaires (les)
Serpico
Seven
Shining
Solaris (2002)
Soupe aux choux (la)
Spartacus
Star wars episode III : la revanche des siths
Star wars episode V : l'empire contre-attaque
Sunset boulevard
Superman

Taxi driver
Terminator
Terminator 2
Titanic (1997)

Vallée du bonheur (la)
Volte/face
Voyage de Chihiro (le)

West side story

Ya-t-il un flic pour sauver la reine ?
Par Boubakar
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Mardi 30 janvier 2007
Rocky Balboa est une légende du ring. Voilà quelques années qu'il ne combat plus, mais qu'il fait revivre aux clients de son restaurant ses plus belles victoires.
Tandis que des promoteurs cherchent un adversaire à sa taille au jeune champion Mason "The Line" Dixon que tous dénoncent comme un tueur implacable et sans flamme, Rocky Balboa se met à espérer en une seconde chance.
L'incroyable confrontation entre le vieux lion et la machine à gagner est bientôt organisée. La déculottée semble écrite d'avance. Et pourtant... Il est des champions qui ne meurent jamais.


Fallait-il faire encore une fois un film sur le personnage le plus emblématique de Stallone ? On pourrait croire que c'est par appat du gain. Mais non, rien de tout ça....
Pour la dernière fois, Rocky apparaît sur l'écran, orné de quelques rides, empli de solitude (sa femme qui est décédée, son fils qui le voit à peine....), mais au fond de lui réside son envie de combattre, de boxer, la seule flamme qui reste en lui ; rester sur le ring.

C'est juste incroyable !!! Et j'oserais presque le mettre à égalité du premier opus, tant Stallone nous brosse un touchant portrait de son plus célèbre personnage (et de lui aussi par la même occasion).
Plus d'une fois, l'émotion m'a envahi, sans que je comprenne ce que je ressentais (les spectateurs ont applaudi au générique de fin...) .
A tête reposée, je dirais que je ressentais de la nostalgie pour ce personnage ; certes, je n'aurais les films que récemment, mais on s'attache à ce personnage, certes parfois simple dans ses propos, mais toujours juste dans ses leçons de morale (à ce sujet, "la" scène avec son fils est émouvante)
Ok, le film n'est pas le mieux réalisé du monde, Ok, l'interprétation de certains acteurs (l'adversaire, notamment) manque d'épaisseur, mais Rocky Balboa dégage quelque chose que je ne voyais plus assez au cinéma et dans les films d'aujourd'hui ; la sincérité.

Et du coup, me revoilà à repenser au meilleur du cinéma ; celui des Etats-Unis des années 70, décennie aux innombrables chefs-d'oeuvres !!!

Mon classement Rocky :

1 - Rocky
2 - Rocky Balboa
3 - Rocky II
4 - Rocky III
5 - Rocky IV
6 - Rocky V


....au revoir, Rocky !!
Par Boubakar
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