Dimanche 1 octobre 2006
http://www.youtube.com/watch?v=J9i3OML0UIg
4e générique de fin de Dragon Ball Gt

http://www.youtube.com/watch?v=kFkX1zKnqQY
Générique de début d'Utena

C'est quand même cool d'avoir un ordinateur qui marche ^^
par Boubakar publié dans : Mangas
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Jeudi 22 juin 2006
Désolé pour l'absence (involontaire), et la probable vétustée de cette information, mais je pense qu'elle peut vous intéresser : en effet, elle dresse la situation du marché du manga à la fin de l'année 2005.

Voici le texte...

En 2005, si la BD a légèrement augmenté ses ventes au détail, sans Astérix, la situation ne serait pas aussi rose.

En effet, depuis plusieurs années, le manga acquiert une part de plus en plus importante dans la « lutte » face aux BD et aux comics, au point qu’une nette divison s’est crée entre la bande dessinnée japonaise, toujours en hausse, et l’univers franco-belge, en nette stagnation depuis des années.

Pour appuyer ces dires, voici une donnée intéressante :le manga a représenté 27,7% des ventes de BD en 2005, contre 21% en 2004.

 

Selon plusieurs intervants, dont le directeur de Dupuis, le manga tend à « prendre » des clients car l’impact dû aux sorties évènementielles que sont les BD tend à s’amoindrir face aux flots incessants de mangas (entre 80 et 110 nouveautés par mois)

Malgré ça, le manga a permis à plusieurs éditeurs de sortir la tête de l’eau ; ainsi, Delcourt a vu ses ventes augmenter de 18 %, Soleil 10 % (surtout dû aux mangas), Glénat insiste même que les « Japonais » (ainsi que Titeuf) lui ont permis d’augmenter son CA.

Autrement dit, le manga a-t-il servi de bouée de sauvetage à plusieurs éditeurs ? La réponse semble posée…


Aujourd’hui, le marché du manga comporte plus de 25 éditeurs ou labels. Cette situation peut-elle aller à la hausse ?

Alain Kahn, le PDG de Pika montre que ce nombre important est unique en Europe, et tient à dire que cela dessert plus le manga qu’autre chose ; maintenant, les gros titres se vendront toujours plus, et les petits ou moyens titres auront du mal à décoller.

Ce clivage est dangereux pour le secteur du manga, car selon A. Kahn, « d’ici un an ou deux, il y aura des retours de bâton»

 

Cependant, Dominique Burdot (Glénat) assure que ce marché est loin d’être arrivé à son sommet, bien que pour s’y préparer, des rachats et des fusions se préparent, chacun affûtant ses armes dans la « guerre du manga ».

Ainsi, le nouvel éditeur, Kurokawa, a réussi en 4 mois (Septembre-Décembre 2005) à acquérir 1,6 % du marché du manga, grâce notamment à un titre comme Fullmetal alchemist (environ 50 000 exemplaires vendus par tome).

Pika et Kana ont aussi leur chiffres d’affaires augmenter de 30 % chacun, et Soleil Manga a même atteint les 300 % de hausse en 2005 ! Preuve que le manga est loin d’avoir atteint sa maturité, d’ailleurs Pika se félicite de ce succès par une rotation importante de leurs titres, que ce soit des nouveautés ou des réassorts.

 

Afin d’améliorer leur compétitivité, les éditeurs tendent à se diversifier ; ainsi Soleil propose des mangas « à l’européenne », avec des titres comme Gothic Sports, tandis que Sakka proposera une collection de mangas de poche, qui sera plus « commercial » que leur branche Sakka (davantage axée sur les mangas d’auteur).

Glénat édite aussi ses mangas en néerlandais, alors que Pika veut étendre sa collection « Manga Science » afin de démontrer que la manga, ce n’est pas seulement du « sexe et de la violence », credo entendu mainte et maintes fois de la part des mangaphobes…

Ce dernier éditeur se met aussi au manga français avec Dys et Dreamland, et préfigure aussi ce que pourrait être l’une des particularités de la BD de demain ; une reprise des codes de narration du manga pour les adapter par des auteurs français.

 

Ce marché se développera également par l’arrivée de nouveaux éditeurs comme Bamboo (via sa future collection « doki doki »), Milan voire Hachette, sentant le bon filon venir…

 

En conclusion, le manga s’est développée de façon exponentielle, au point de commencer à faire de l’ombre de la BD, le nombre de lecteurs est toujours plus large et plus important, mais cette hausse aussi subite que vertigineuse ne serait-elle pas trop précipitée ?

Gageons que les éditeurs sauront en tenir gré.

Les principaux éditeurs de manga

-         32% : Kana

-         28,6 % : Glénat

-         14,1 % : Pika

-         8,6 % : Delcourt/Tonkam

-         4,5% : Génération Comics

-         2,3 % : Seebd

-         2,2 % J’ai Lu

-         1,6 % : Kurokawa

-         3,9 % : autres (Asuka, Taifu…)

 

Nombre de sorties 2005/Prévisions 2006

-         Kana : 117/97

-         Glénat : 110/100

-         Sakka : 25/30

-         Soleil Manga 110 sorties manga/Manwhas prévues en 2006

-         Akata : 81/82

-         Tonkam : 104/108

Remerciements

Livrehebdo
Glénat

Pika

par Boubakar publié dans : Mangas
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Samedi 10 juin 2006

Auteurs : Tsuchiya GARON (scénario) / Minegishi NOBUAKI (dessins)
Genre : Seinen
Editeur : Kabuto (France), Futabasha (Japon)
Nombre de volumes : 8 (sortie bimestrielle)


Résumé
:un homme sans histoires est enfermé pendant dix années dans une pièce dont il ne sait ni où il est, ni pourquoi il y est.
A sa sortie, il mène l'enquête pour savoir les raisons de son condtionnement forcé...

Surtout connu grâce à son adaptation cinématographique, le manga a été publié de 97 à 98, soit bien avant ce qui deviendra le Grand Prix du Jury de Cannes 2004.
Et il s'avère que c'est complètement différent de ce qu'on a pu voir sur nos écrans. Le héros, anonyme au départ, n'est pas empli de vengeance, ni de haine, il cherche seulement à comprendre... Et sa quête de vérité le mènera aux confins de son enfance.

Là où le film était assez violent et radical quant à sa morale, le manga a une ambiance plus timorée où le héros est davantage "humain", une certaine sérénité se dégage de lui-même, menant plus ou moins tranquillement son investigation.

Disons que pour apprécier ce manga, avoir aimé (ou pas) le film n'est pas nécessaire, tant c'est différent (mais au départ identique), la conclusion étant réellement différente.
En attendant la fin de sa parution (Juillet 2006), Old Boy est un manga qui se laisse lire, même l'histoire se traine parfois en longueur et que les dessins ne sont pas faramineux, sans compter l'impression baclée de l'édition française...
par Boubakar publié dans : Mangas
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Samedi 3 juin 2006
Animation, Japon, 90 minutes
Format 1:85, compatible 16/9e

Voici le film tiré d'un des plus célèbres mangas du grand Osamu Tezuka
.
Histoire : Le docteur Black Jack, illustre médecin travaillant "au noir", est contraint et forcé de trouver un remède pour guérir des athlètes dopés à l'excès.

Sous ce pitch assez simple, se tient un film magistral (et à ce jour unique sur grand écran) : le duo Dezaki/Sugino fait des merveilles, l'histoire tient parfaitement la route pendant 90 minutes et met en avant les dangers que recourent les sportifs dopés, voir les effets que cela produit sur leur santé, c'en est effrayant.

Sans poser de point de vues ou d'idées sur la question, le film est magistralement mis en scène avec 4 utilisations très judicieuses de split-screen et de séquences répétées 3 fois (pour accentuer la dramatisation de la séquence), sans compter les écrans figés, nécessaires pour renforcer l'action.

Bien que le film soit réservé aux âmes sensibles (il s'agit de Blackjack, donc de médecine), il est passionnant de bout en bout, la meilleure oeuvre tiré d'un manga de Tezuka et une référence absolue en animation.

Concernant le personnage, il existe une série d'OAV de 10 épisodes (tout aussi fabuleuses, vivement la sortie Z2), une série TV plus récente, mais plus proche des dessins de Tezuka, et bien sûr le manga de 17 tomes édité par Asuka.
De plus, pour ne rien regretter, l'édition HK Vidéo est de très bonne qualité, incluant en plus le tome 1 du manga, 10 cartes postales et un livret.
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Dimanche 14 mai 2006
Et pourtant, c'est ce que vient de réussir une jeune femme, française Môssieur !!

Auteur : Jenny
Genre : Shôjo (mangas pour filles)
Editeur : Delcourt
Nombre de volumes : 6 (sortie trimestrielle)


Résumé : Kiyoko se réveille en sursaut dans une chambre qui n’est pas la sienne. C’est celle de Tommy dont elle était secrètement amoureuse et qu’elle décida – sans la moindre explication – de ne plus jamais revoir. On lui annonce que les parents de Tommy l’ont inscrit dans le même collège qu’elle. Kiyoko décide alors d’ouvrir à nouveau son journal intime, scellé depuis ce triste événement.


Très bon début pour ce manga à la française !!
Bien que l'intrigue avance très lentement, l'auteur a su maîtriser les codes narratifs et graphiques du manga pour y insuffler une vie, une dynamique, à l'instar d'un Paradise Kiss, auquel j'ai pensé plus d'une fois à la lecture (mais sans trop savoir pourquoi...)

Bon, on retrouve un peu l'archétype même du shojo avec la fille qui cache un secret, la gourdasse, la rivale, les parents assez transparents, mais on se prend au jeu de la lecture, sans trop savoir où le récit va nous mener, d'autant plus, que contrairement aux mangas japonais, Pink Diary n'est pas prépublié ; impossible donc de prévoir la suite autrement qu'en l'achetant à sa sortie !! Sa lecture n'en sera ainsi que plus passionnante.

De plus, Jenny a un bon coup de crayon malgré quelques évidentes faiblesses graphiques, surtout au début. Mais bon, faut se lancer aussi... Il faut bien que jeunesse se fasse, non ?
Je ne peux que souhaiter mes félicitations à Jenny et une bonne chance pour la suite des évènements, car Pink Diary serait précurseur d'un  nouveau style en France, hybride entre la BD et le manga...

Pour plus de renseignements ; www.chibimag.com
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Mardi 9 mai 2006
Petit résumé de la série :

Dans un monde médiéval et fantastique, erre un guerrier solitaire nommé Guts, décidé à être seul maître de son destin. Autrefois contraint par un pari perdu à rejoindre les Faucons, une troupe de mercenaires dirigés par Griffith, Guts fut acteur de nombreux combats sanglants et témoin de sombres intrigues politiques. Mais il réalisa soudain que la fatalité n'existe pas et qu'il pouvait reprendre sa liberté s'il le désirait vraiment... La mort et la désolation sont le quotidien de cet anti-héros ambiguë...
(remerciements à Discount Manga)

Ne pas lire la suite si vous ne connaissez pas ce tome-là !!

La Beherit a rejoint et entendu le cri du coeur de Griffith, homme devenu zombie décharné parmi les vivants, ce qui a pour effet de plonger la Brigade des Faucons dans une autre dimension et où ils se retrouvent dans ce qui paraît être l'antichambre de l'Enfer.

Peu à peu, la troupe, en plein doute, se fait décimer par des monstres venant d'on ne sait où, à l'apparence parfois incroyable et sans vraies formes définies... quand interviennent les quatre dieux diaboliques, les "God Hand".
Ces derniers proposent à Griffith de devenir un des leurs en échange de son humanité et du sacrifice de la troupe qu'il a fondée, ce qu'il accepte...

A noter que cette dernière est affublée d'un étrange symbole, pouvant être sur le front, la poitrine ,voire dans le cou pour Guts. Ce signe aura une importance capitale plus tard.
Cette dimension plonge ainsi la Brigade du Faucon dans l'horreur et l'incompréhension, ne sachant pas pourquoi elle est ainsi plongée dans ce cauchemar.

Guts essaye tant bien que mal de "sauver" Griffith, en pleine transformation démoniaque, mais c'est peine perdue...
Casca, aidée de Judo, fuit pour tenter d'échapper, mais cette dimension n'a pas de limites, ni de frontières avec le monde des humains... elle est ainsi capturée par les démons, pour l'offrir à Griffith.

La troupe sera entièrement décimée, ne restera plus que Guts et Casca, cette dernière sera violée par le nouvel Griffith, devenu ainsi "Femto, les ailes des ténèbres".
Ce viol est sujet à polémique ; fallait-il ou non, le montrer, étant  donné que rien ne nous échappe ?

Pour ma part, ce viol fait ainsi balancer définitivement Griffith dans le côté obscur, en souillant le corps et l'âme de la compagne de Guts, lequel est témoin impuissant de cette horreur.
Et, plus ambigû encore, Casca semble ne pas se défendre, au contraire même, elle se laisse faire et semble même y prendre du plaisir parfois ; après tout, ne fut-elle pas secrètement éprise de Griffith avant l'arrivée de Guts dans sa vie, éprise de son ambition ?
Oui, c'est parfois glauque, certainement dérangeant sur bien des points de voir un tel déballage d'excès de gore et de sexe, mais l'auteur, Kentaro Miura, sait faire pencher le propos en mettant en avant les ressentiments de chacun dans cette horreur.
De plus, le dessin se magnifie de plus en plus, particulièrement dans la représentation du bestiaire, improbable à force d'absurdités innomiques.

Donc, pour en revenir à ce tome-là, Guts, parvient à se délivrer du monstre qui le retenait, en s'arrachant le bras (!), fonçant sur Griffith, pour stopper cette furie, mais c'est peine perdue... il y laissera néanmoins son oeil droit.
Cependant, le Skull Knight parvient à franchir cette dimension et à sauver Casca et Guts, désormais les seuls survivants de ce cauchemar, et dorénavants maudits, car porteurs du symbole maudit, signe que des démons vont apparaître pour les pourchasser définitivement...

Casca devenue folle, Guts reste désormais le seul capable de la défendre, quoiqu'aidé par le Skull Knight...

Ce tome est un épisode charnière de la série ; en effet, on approche de la fin de la partie consacrée à la jeunesse de Guts, et de la pire des façons que l'on puisse imaginer.
Anticipant de façon soutenue l'aspect hyper-violent et le désespoir qui s'en découlera certainement, Berserk reste une très grande série, à ne pas réser à tous les publics.
par Boubakar publié dans : Mangas
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Lundi 24 avril 2006
Metropolis (1949)
(paru au Japon le 15/09/1949, chez Ikuei)
(paru en France le 14/09/2005 chez Taïfu comics)

En 19XX, dans un futur high-tech, le professeur Lewton crée un androïde parfait, d'apparence humaine, nommé Mitchii, destiné à aider l'humanité.
Apprenant cela, le Duc Rouge souhaite s'emparer de ce robot de génie, pour s'en servir à des fins malhonnêtes ; devenir le maître du monde...

Tout cela n'est rien sans la menace qui pèse sur la Terre ; en effet, le Soleil développe des tâches noires qui pourraient conduire à la disparition de la planète.

Cette destinée, ainsi que celles de Mitchii et du Duc Rouge ne seraient-t-elles pas liées ?


    Oeuvre de jeunesse d'Osamu Tezuka, Metropolis est clairement une oeuvre sous influence.
En effet, selon Tezuka, ce manga lui est venu selon une photo du film Metropolis (Fritz Lang, All, 1929), où l'architecture assez particulière et avant-gardiste du film de Lang lui a donné les idées pour le développement d'une histoire de science-fiction.
Cela se ressent dans le graphisme de la ville futuriste, véritable copié-collé de ce que Lang avait fait vint ans auparavant. L'histoire ne dit pas si ce dernier a apprécié cet "hommage"...

A 21 ans, le jeune Osamu Tezuka cherche encore son style graphique, ancrée entre Walt Disney et les frères Fleischer (Betty Boop) ; ce qui est surtout représentatif dans le dessin des personnages, où un pastiche de Mickey nous est carrément représenté sous les traits d'un gros rat.
En revanche, son style cinématographique est toujours aussi bien représentée, certaines planches étant concues telles un storyboard !

Comme Tezuka voudra nous le démontrer dans l'ensemble de ses oeuvres futures, Metropolis est un manga à message, et celui-ci est d'autant plus fort que le Japon, quatre ans plus tôt, sortait de la Seconde Guerre Mondiale :

Les progrès de la science ne risquent-ils pas un jour de causer la perte de l'humanité?

Sans dévoiler la fin, l'humanité est à deux doigts de disparaître, à cause de la folie de quelques hommes.
Visionnaire ou ancré dans son époque, Metropolis reste un avertissement donné à l'humanité.
A l'ère de la bombe atomique ou des guerres, cette phrase reste plus que jamais d'actualité, malheureusement...

(One-shot, Metropolis est considéré aujourd'hui comme la première des trois oeuvres qui constituent la "première trilogie SF" de Tezuka (avec Lost World et Kuru beki sekai).)

NB ; Metropolis a donné naissance à un sublime film d'animation du même nom, sorti en 2001 au Japon (et en 2002 en France), avec Rintarô (Albator 78) à la réalisation et le non moins fameux Katsuhiro Otomo (Akira) au scénario.
par Boubakar publié dans : Mangas
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Jeudi 20 avril 2006
Dessinateur japonais né en 1928, Osamu Tezuka se destinait tout d'abord à une vocation médicale en voulant devenir médecin.
Cependant, attiré par les cartoons des frères Fleischer et Disney, il n'a cessé d'admirer ces dessin animés qui le faisaient rêver, à une époque où les songes faisaient place aux guerres.

Dès 1947, après quelques années d'études dans la médecine, il publie son premier manga, Shin Takarajima (La nouvelle île au trésor, d'après le roman de Stevenson), et créant ainsi la première bande dessinée moderne japonaise, à mi-chemin entre le graphisme "Disneyen" et le découpage cinématographique américain.

Dans le Japon de l'après-guerre, c'est le triomphe ; les enfants s'arrachent cette première oeuvre, les adultes sont séduits par la modernité du dessin, et Tezuka, fort de ce succès, décide faire du manga son métier, sa vie.

Et c'est ainsi que pendant plus de 40 ans, Tezuka s'essaiera à tous les genres, créant aussi bien le premier shôjo manga (Princesse Saphir, 1953) que le premier grand héros japonais pour enfants (Astro Boy), en passant par... l'érotisme !! (Pornographic pictures).
Il sera à l'origine de nombreux dessins animés, souvent expérimentaux, mais riches d'innovations à un genre que Tezuka a toujours adoré.

Dans ses 40 ans de carrière, le mangaka a su se créer un style, basé entre l'amour de la vie, des autres, et un style très cinématographique. Cette passion le consumera littéralement.
Malheureusement, un cancer généralisé aura eu raison de lui le 03 Février 1989, laissant derrière lui des mangas inachevés, des lecteurs inconsolables, et surtout un important héritage que ses "héritiers" auront utilisé à plus ou moins bon escient, le meilleur exemple étant Naoki Urasawa avec Pluto (2003)

On estime que durant sa vie, Tezuka a dessiné plus de 400 000 planches, et ses oeuvres se sont vendus (et se vendent toujours) à des centaines de millions d'exemplaires.
Cet engouement est loin d'être compris par tous, surtout à l'étranger, où les dessins sont souvent jugés rebutants, malgré la richesse des scénarios.

En France, nous avons eu ses premières oeuvres dès 1996, grâce à Glénat (Blackjack, Le roi Léo, Astro boy). Depuis, ses mangas sont régulièrement édités sur notre territoire, nous permettant d'apprécier encore et davantage cette incroyable oeuvre, celle du dieu des mangas !!

NB ; cette petite présentation est volontairement incomplète, elle sera davantage mise en avant  via les divers mangas parus en français à venir prochainement sur le site.
par Boubakar publié dans : Mangas
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Mardi 11 avril 2006
Bon, je vais essayer de changer de sujet (le travail, le travail, déjà que c'est pas facile en ce moment...), je vais parler un peu de mes passions, en commençant par l'animation japonaise et  les mangas. Mais revenons à l'origine de ces passions.


    Tout a commencé en 1983, à deux ans ; je me rappelle très bien de ma mère regardant le dernier épisode de Goldorak, une larme à l’œil, en voyant cette fin (j’ai beau avoir été tout petit, je me rappelle très bien de ça et qu’elle en parlait à mon père, qui suivait aussi cette série, comme des millions de personnes dans cette période)

Mon second choc a été deux ans plus tard, quand mon père nous ramène une cassette qu’il a louée ; c’était Gatchaman, le combat des galaxies. Dès le départ, j’ai adoré ces personnages, ces méchants torturés, au charisme incroyable !! Je m’en souviens avoir pleuré pour avoir les jouets de ce dessin animé, mais ça n’existait pas à l’époque.

Plongée trois ans plus tard avec un ami de mon frère qui ramène un jour un livre de dessins (croyais-je à l’époque…), avec des méchants qui se font tuer et exploser par un homme surmusclé torse-nu…. Bien que c’était dans un langage incompréhensible, j’adorais le dessin, je me lassais pas de le regarder, je ne comprenais pas pourquoi la couverture était à la fin !!

Entre-temps, j’ai très bien connu la période Récré A2, avec des dessins animés comme Cobra, Capitaine Flam ou encore Bioman, dont j’amusais à refaire les combats entre copains !!
La grande révélation était la diffusion de Dragon Ball ; j’ai immédiatement accroché à ce drôle de personnage avec une queue et aux combats invraisemblables !!! Et j’ai tellement accroché que j’ai suivi sa suite (et bien plus tard, Dragon Ball GT) et que j’ai voulu connaître l’univers de Dragon Ball, ce qui a été fait en quelques années grâce aux Dorothée Magazine, Okaz, Yoko, Animeland…

Durant les années 90, je suivais aussi bien tout ce qui passait au Club Dorothée que j’achetais des livres consacrés à Dragon Ball, ainsi qu’à Sailor Moon et Ranma ½. Quelle époque !!
Suivait 1993 et 1994 avec les sorties des premiers mangas de Dragon Ball, que j’ai acheté dès le premier numéro (mai 1993) et des premières vidéo d’animation, que j’ai appris à connaître essentiellement grâce à Joypad et sa rubrique Anim’paaad.
Je me rappelle très bien des sorties de Lemnear, de Lodoss, et du premier manga que j’ai acheté de ma poche ; Vidéo Girl Aï, une histoire merveilleuse qui n’a cessé de me hanter durant ses presques trois ans de parution, et au 13e tome à l'émotion rarement égalée.

1994 et 1995 ont vu la naissance du phénomène « japanime » et « mangasses » avec des séries aussi variées que Dragon Ball Z (les films à 149 francs !!) et les parutions de Manga Vidéo…
et la naissance de labels vidéo, comme Ak Vidéo et Kaze animation.

La seconde moitié des 90’s a été la confirmation de mon « amour » pour l’animation et les mangas, avec des achats très importants tant en vidéo qu’en manga, le tout grâce à des librairies et les fameux magasins de jeux vidéo qui proposaient les manga en japonais (dont le cultissime 42e volume de Dragon Ball, une folie que je n’ai plus jamais vue ; il y a failli avoir une émeute !!)

J’ai ainsi acheté les mangas des dessins animés que j’adorais comme City Hunter, Fly, Saint Seiya…. Toute une époque que j’ai gardée, une époque dorée, qui représente une petite fortune aujourd'hui, on est fou quand on est jeune, n'est-ce pas ?
Les années 2000 sont l’explosion, dans tous les sens du terme ; explosion du marché, des séries, des vidéo, puis des dvd…peut-être ces dernières années ont été la perte d’une certaine spontanéité au profit d’une course à l’argent et à « celui-qui-en-a-le-plus », ce que je regrette…
Dorénavant, ce que mes parents croyaient que ça me passerait est bien une de mes passions, au point que j’ai beaucoup de lacunes dans le milieu de la BD (je ne connais rien en BD franco-belge), ainsi que dans le sens de lecture ; pour l’anecdote, j’ai été la seule personne de ma session en BTS à avoir fait des dossiers dans le sens de lecture japonais, preuve que le manga a toujours été en moi !

Bien que ça fait 17 ans que j’ai lu un manga et 22 ans que je vois des dessins animés, je n’envisage pas d’arrêter, j’ai toujours envie d’en voir plus, particulièrement en manga, mais aussi dans les dessins animés qui ont bercé mon enfance.. J’ai de plus en plus de mal à aimer les animés actuels, dénués de sens pour moi par rapport à ce que nous, les « vieux cons », avons découvert….

Aujourd'hui, je me suis davantage recentré sur les mangas, avec une quarantaine d'achats mensuels, et un nombre de séries suivies toujours aussi croissant, mais ma passion ne s'atténue pas, ni me lasse ; j'aime ce sens du rythme, ces cadrages, ces dessins, que je ne retrouve pas dans les "franco-belges" (désolé pour les amateurs) ; notamment un chef d'oeuvre inégalable ; 20th century boys !!
par Boubakar publié dans : Mangas
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