Tout a commencé en 1983, à deux ans ; je me rappelle très bien de ma mère regardant le dernier épisode de Goldorak, une larme à l’œil, en voyant cette fin (j’ai beau avoir été tout petit, je me rappelle très bien de ça et qu’elle en parlait à mon père, qui suivait aussi cette série, comme des millions de personnes dans cette période)
Mon second choc a été deux ans plus tard, quand mon père nous ramène une cassette qu’il a louée ; c’était Gatchaman, le combat des galaxies. Dès le départ, j’ai adoré ces personnages, ces méchants torturés, au charisme incroyable !! Je m’en souviens avoir pleuré pour avoir les jouets de ce dessin animé, mais ça n’existait pas à l’époque.
Plongée trois ans plus tard avec un ami de mon frère qui ramène un jour un livre de dessins (croyais-je à l’époque…), avec des méchants qui se font tuer et exploser par un homme surmusclé torse-nu…. Bien que c’était dans un langage incompréhensible, j’adorais le dessin, je me lassais pas de le regarder, je ne comprenais pas pourquoi la couverture était à la fin !!
Entre-temps, j’ai très bien connu la période Récré A2, avec des dessins animés comme Cobra, Capitaine Flam ou encore Bioman, dont j’amusais à refaire les combats entre copains !!
La grande révélation était la diffusion de Dragon Ball ; j’ai immédiatement accroché à ce drôle de personnage avec une queue et aux combats invraisemblables !!! Et j’ai tellement accroché que j’ai suivi sa suite (et bien plus tard, Dragon Ball GT) et que j’ai voulu connaître l’univers de Dragon Ball, ce qui a été fait en quelques années grâce aux Dorothée Magazine, Okaz, Yoko, Animeland…
Durant les années 90, je suivais aussi bien tout ce qui passait au Club Dorothée que j’achetais des livres consacrés à Dragon Ball, ainsi qu’à Sailor Moon et Ranma ½. Quelle époque !!
Suivait 1993 et 1994 avec les sorties des premiers mangas de Dragon Ball, que j’ai acheté dès le premier numéro (mai 1993) et des premières vidéo d’animation, que j’ai appris à connaître essentiellement grâce à Joypad et sa rubrique Anim’paaad.
Je me rappelle très bien des sorties de Lemnear, de Lodoss, et du premier manga que j’ai acheté de ma poche ; Vidéo Girl Aï, une histoire merveilleuse qui n’a cessé de me hanter durant ses presques trois ans de parution, et au 13e tome à l'émotion rarement égalée.
1994 et 1995 ont vu la naissance du phénomène « japanime » et « mangasses » avec des séries aussi variées que Dragon Ball Z (les films à 149 francs !!) et les parutions de Manga Vidéo…
et la naissance de labels vidéo, comme Ak Vidéo et Kaze animation.
La seconde moitié des 90’s a été la confirmation de mon « amour » pour l’animation et les mangas, avec des achats très importants tant en vidéo qu’en manga, le tout grâce à des librairies et les fameux magasins de jeux vidéo qui proposaient les manga en japonais (dont le cultissime 42e volume de Dragon Ball, une folie que je n’ai plus jamais vue ; il y a failli avoir une émeute !!)
J’ai ainsi acheté les mangas des dessins animés que j’adorais comme City Hunter, Fly, Saint Seiya…. Toute une époque que j’ai gardée, une époque dorée, qui représente une petite fortune aujourd'hui, on est fou quand on est jeune, n'est-ce pas ?
Les années 2000 sont l’explosion, dans tous les sens du terme ; explosion du marché, des séries, des vidéo, puis des dvd…peut-être ces dernières années ont été la perte d’une certaine spontanéité au profit d’une course à l’argent et à « celui-qui-en-a-le-plus », ce que je regrette…
Dorénavant, ce que mes parents croyaient que ça me passerait est bien une de mes passions, au point que j’ai beaucoup de lacunes dans le milieu de la BD (je ne connais rien en BD franco-belge), ainsi que dans le sens de lecture ; pour l’anecdote, j’ai été la seule personne de ma session en BTS à avoir fait des dossiers dans le sens de lecture japonais, preuve que le manga a toujours été en moi !
Bien que ça fait 17 ans que j’ai lu un manga et 22 ans que je vois des dessins animés, je n’envisage pas d’arrêter, j’ai toujours envie d’en voir plus, particulièrement en manga, mais aussi dans les dessins animés qui ont bercé mon enfance.. J’ai de plus en plus de mal à aimer les animés actuels, dénués de sens pour moi par rapport à ce que nous, les « vieux cons », avons découvert….
Aujourd'hui, je me suis davantage recentré sur les mangas, avec une quarantaine d'achats mensuels, et un nombre de séries suivies toujours aussi croissant, mais ma passion ne s'atténue pas, ni me lasse ; j'aime ce sens du rythme, ces cadrages, ces dessins, que je ne retrouve pas dans les "franco-belges" (désolé pour les amateurs) ; notamment un chef d'oeuvre inégalable ; 20th century boys !!
L'espoir peut créer la vie !! Just let's get moving.
Dessinateur japonais né en 1928, Osamu Tezuka se destinait tout d'abord à une vocation médicale en voulant devenir médecin.